Femmes d’exceptions

La force de la vulnérabilité

EMBRASSER SA VULNÉRABILITÉ

Avec son exposition La force de la vulnérabilité : portraits de femmes d’exception, Marie-Josée Bergeron souhaiter aborder la vulnérabilité et les mythes qui l’entourent. Avec l’aide de la psychologue montréalaise Brigitte Palardy, Marie-Josée à pour objectif de démystifier les a priori qui entourent la vulnérabilité.

« La vulnérabilité, c’est le vertige de ne pas être en contrôle, de s’exposer au risque de souffrir ; c’est se sentir à nu. … En acceptant de s’abandonner à cette vulnérabilité, on fait preuve avant tout de force et de courage puisque l’on ose n’être que soit même. »  Brigitte Palardy, psychologue.

Pour ce projet intimiste, Marie-Josée s’est entourée de femmes d’exception issues de milieux très différents, chacune des œuvres de l’exposition représentera le témoignage et le parcours de ces femmes qui osent être vulnérables. « L’idée est d’inspirer à travers ces portraits d’autres femmes et d’hommes à accepter et embrasser leur vulnérabilité. »
Marie-Josée Bergeron, artiste visuelle

Créer une discussion autour de la vulnérabilité

Plus qu’une exposition ce projet se veut une véritable discussion autour de la manière dont la vulnérabilité est abordée. Autour de l’exposition, l’artiste et les femmes qui l’accompagnent veulent aussi des panels et conférences, sur le thème de la vulnérabilité, la recherche scientifique qui en décline et le processus créatif de l’artiste.

« Nous sommes convaincues que ce projet suscitera un dialogue et sera un catalyseur positif pour notre société. » Marie-Josée Bergeron, artiste visuelle

Participantes

Nous vous dévoilerons bientôt le nom des femmes participantes… Restez-connecté.e !

Pourquoi ce projet ?

« Le 9 novembre 2019, ma vie à basculé, j’ai contracté la grippe H1N1, qui s’est transformée en pneumonie sévère, moins de 48 h après mon admission j’ai été transférée aux soins intensifs et on me diagnostique l’infection par cette bactérie mangeuse de chair. Les médecins étaient très pessimistes sur mes chances de survie, pourtant j’ai survécu. Après de semaines d’hospitalisation, je suis sortie avec la ferme intention d’inspirer les gens grâce à mon art. »

Depuis la mission de Marie-Josée est de mobiliser le plus de personnes possible autour du pouvoir des arts et de la créativité.

« C’est la base de mon travail et de mes valeurs : la créativité est une puissante force qui nous permet de nous exprimer librement, de surprendre, nous émerveiller, jouer, nous surpasser et même de guérir. »

ACCEPTER D’ÊTRE VULNÉRABLE, C’EST FAIRE PREUVE DE COURAGE ET NON DE FAIBLESSE.

« Depuis que j’ai survécu à la maladie, j’ai décidé de m’intéresser aux impacts positifs d’une tragédie plus que sur ses séquelles. »

Cela à amener Marie-Josée à découvrir le travail de Brené Brown, travailleuse sociale américaine et chercheuse en sciences humaines et sociales qui se consacre à étudier le pouvoir de la vulnérabilité.

Dans ses travaux Brené Brown explique « Dans notre culture, nous associons la vulnérabilité à des émotions que nous souhaitons éviter, comme la peur, la honte et l’incertitude. Pourtant, nous oublions trop souvent que la vulnérabilité est aussi le lieu de naissance de la joie, de l’appartenance, de la créativité, de l’authenticité et de l’amour. »Dairing Greatly, Brené Brown, Gotham Book, Avery, USA, 2015

Interpellée par le discours de Dre Brown, Marie-Josée décide d’approfondir ce sujet pour en faire un projet d’exposition. Dans notre société, être vulnérable rime presque toujours avec faiblesse et fragilité, surtout en ce qui concerne les femmes.

« Être vulnérable, c’est être dans la vérité, c’est conserver son estime à travers les épreuves, c’est cultiver son authenticité, c’est oser, c’est assumer ses échecs et c’est avoir de la gratitude envers autrui. »

C’est dans cette optique que Marie-Josée Bergeron souhaite démystifier les a priori entourant la vulnérabilité, avec l’aide de la psychologue montréalaise Brigitte Palardy, qui à ce sujet nous explique : « La vulnérabilité, c’est le vertige de ne pas être en contrôle, de s’exposer au risque de souffrir ; c’est se sentir à nu.  Tant que ce qui nous rend vulnérables nous semble l’obstacle à surmonter pour devenir quelqu’un de valable, on rejette une part importante de ce qui nous défini et qui gagnerait à être apprivoisée. Pourtant, on se prive ainsi d’être apprécié et respecté dans toute notre complexité. En acceptant de s’abandonner à cette vulnérabilité, on fait preuve avant tout de force et de courage puisque l’on ose n’être que soi-même. »

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